| Company/Institution: | Sigerd und Charlotte Böhmer | | | Street: | Bergstr. 3 | | Post code, Town: | 56203 Höhr-Grenzhausen | | Country: | DE_Germany | | Phone: | 0 26 24 / 51 10 | | Fax: | 0 26 24 / 51 10 | | eMail: | | | URL: | http://www.kannofen.de | | | | |
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Description: |
Cuisson au four de potier 2004
Höhr-Grenzhausen (Allemagne), Bergstraße 3
18 mars 2004 : préchauffage
4 avril 2004 : présentation des pièces cuites
Au printemps 2004, la ville de Höhr-Grenzhausen, en Allemagne, retrouvera momentanément un élément marquant de son paysage d’antan : de gros nuages de fumée grise s’élevant au-dessus d’un Kannofen (four de potier). La dernière utilisation de l’imposant Kannofen de l’atelier de céramique Böhmer remonte à 50 ans. Il s’agit du plus grand des cinq Kannöfen conservés à Höhr-Grenzhausen. Seuls trois d’entre eux sont encore en état de marche. Il fut un temps où Höhr et Grenzhausen comptaient quelque 60 Kannöfen.
Afin de pouvoir faire fonctionner ce four de 42 m3 à la mi-mars 2004, de nombreux passionnés de céramique venus de Höhr-Grenzhausen, de tout le pays et de l’étranger se sont retrouvés. Ces céramistes amateurs de grésage au sel ont investi 500 heures de travail dans la restauration du four. Plusieurs tonnes de matériel réfractaire, sponsorisé par des entreprises de Westerwald, ont été utilisées pour le toit remaçonné et la réparation des trois foyers. Le revêtement intérieur original du four, appelé Schluus (mélange d’argile, de sable et de chaume), a pu être en grande partie conservé, ce qui est très important, l’intérieur entièrement émaillé ayant une grande influence sur l’aspect ultérieur des céramiques.
Des milliers de pots, petits et grands, traditionnels et modernes, de la vaisselle, de la céramique de jardin et des sculptures, fabriqués par différents ateliers, sont enfournés « en charge » selon la méthode traditionnelle. Dans ce procédé d’empilage, les pièces doivent avoir une forme et une épaisseur leur permettant de résister à une pression même forte. Les pièces de moindre résistance sont enfournées dans des casettes empilables.
Le préchauffage est traditionnellement réalisé avec des briquettes (environ 20 quintaux), puis le feu est alimenté avec du bois de hêtre (environ 35 m3). Lorsque la température finale est atteinte – cela dure parfois plus de deux jours –, le dur labeur du salage commence. En tout, environ 250 kg de sel de cuisine sont répandus dans le four par les regards latéraux et supérieurs. C’est ainsi que se forme la traditionnelle glaçure au sel.
Les résultats de ce dur labeur seront présentés le jour de l’opération « Höhr-Grenzhausen brennt Keramik » (« Höhr-Grenzhausen cuit de la céramique »), le 4 avril 2004. On saura alors si cette expérience unique consistant à redonner vie à un four à sel de 50 ans désaffecté valait la peine. Personne ne saurait prédire si la cuisson réussira. Il existe de nombreux impondérables. Même les maîtres-artisans expérimentés qui suivent la cuisson ne connaissent pas toutes les ficelles du grand Kannofen de Böhmer.
La plupart des céramistes s’aventurent donc sur un terrain absolument inconnu. Tels les potiers d’antan, ils vivent les moments laborieux et périlleux, mais aussi les petites et les grandes joies du travail en commun – comme cela fut toujours le cas avec cet artisanat séculaire, aujourd’hui déchu.
Nous espérons pouvoir admirer de nombreuses pièces « vivantes », portant les empreintes de la flamme et du sel.
Ateliers participants :
Charlotte et Sigerd Böhmer, Erika Bühler, Sté Corzelius, Peter Eichelberg, Sté Girmscheid, Axel Günther, Martin Goerg, Emil Heger, Claudia Henkel et Francesco Compagno, Arno Hasenteufel, Andreas Hinder, Job Heykamp, Martin Kröger, Sebastian Klose, Bernd Keller, Hans-Peter Kaffiné, Keramikmuseum Westerwald (Musée de céramique de Westerwald), Eva Muellbauer et Franz Ruppert, Lars Magerkohl, Peter Meanly, Arthur Mueller, Sté Mühlendyck, Gideon Necker, Alina Penninger, Jens-Peter Planke, Daniela Polz, Achim Rech, Fritz Rossmann, Cordula Repenning, Kyra Spieker et Gerhard Tattko, Armin Skirde, Cornelius Weiss.
Sponsors :
Helge Articus, Guntram Böckling, Sté Calliope, Sté Dr. Ludwig, Staatliche Fachschulen für Keramik (Écoles d’État spécialisées en céramique), Sté Helfrich, Ville de Höhr-Grenzhausen, Institut für künstlerische Keramik und Glas (Institut de la céramique et du verre d’art), Reinhard Kober, Bernd Keller, Wolf Matthes, Sté Mühlendyck, Christian Reuter, Sté Refko Feuerfest, Buchhandlung Reuffel (Librairie Reuffel), Sté Steuler, Sté Witgert, Sté Weyer, Mathias Waldeck.
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